Une certaine idée de la France

 

Depuis de trop nombreuses années, la politique tend à se résumer à d’incessantes polémiques, à la mise en œuvre de projets inaboutis lorsqu’ils ne sont pas irréfléchis ou encore à des comptes d’apothicaire dictés par des contraintes extérieures. Tout cela au gré du bruit médiatique et d’un rythme effréné imposé par la dictature de l’instant. Une gigantesque abstraction totalement déconnectée des réalités auxquelles sont confrontés nos concitoyens, à mille lieux des questions de fond qui traversent notre pays.
 
Aujourd’hui, les Français ne supportent plus ce « bougisme » permanent qui ne répond en aucun cas à leurs problèmes du quotidien et à leurs attentes. Ils n’admettent plus que soit galvaudé le respect de la chose publique et de l’intérêt général. Ils ne tolèrent plus la condescendance qui émane des élites politiques. Celles-ci se complaisent depuis trop longtemps dans la facilité de l’entre-soi, usant de mots et de concepts complexes.

 


 


 
Les Français n’en peuvent plus d’attendre le réveil du politique et des politiques.
 
Les Français veulent qu’on leur parle enfin.
 
Les Français attendent qu’on leur parle de la France.
 
Les Français veulent une vision pour la France !
 
 
En me présentant à l’élection pour la présidence des Républicains les 10 et 17 décembre 2017, c’est ce que j’entends faire. C’est des Français, c’est à la France que je souhaite parler. C’est une vision que j’entends défendre. Cette vision est une ambition pour la France.
 

 
 

 

Mon ambition pour de la France s’appuie sur un héritage. Cet héritage se fonde sur plus de 2000 ans d’histoire. Notre Nation est le produit d’une lente construction, depuis la Gaule romaine, en passant par la monarchie et l’Empire jusqu’à cette Vème République qui emprunte à tous nos régimes passés pour mieux garantir la stabilité de nos institutions. La France est bâtie sur deux piliers d’égale importance : ses racines judéo-chrétiennes et la République laïque. Qu’importe la culture d’origine, qu’importent les milieux sociaux, qu’importent les croyances, qu’importe la couleur de peau : la condition sine qua non de l’appartenance à notre communauté nationale est la reconnaissance de ces deux piliers qui constituent l’identité de la France.
 

La France c’est également un présent. Ce présent est celui d’une crise de civilisation. Les Français se sentent mal dans leur époque. Parce qu’ils ont le sentiment que la France est en voie de déclassement. Parce qu’ils ont le sentiment d’être eux-mêmes déclassés, de ne pas parvenir à vivre mieux – voire aussi bien – que la génération de leurs parents. Parce qu’ils expriment leurs réticences face à la construction d’un monde nouveau où l’économie prend le pas sur tous les autres champs de la société. Parce qu’ils éprouvent des craintes légitimes face aux conséquences du multiculturalisme et de son corollaire, l’insécurité culturelle, sur l’unité et la cohésion de leur Nation. Le présent fait douter les Français de la France. La France, pays des idées, se sent mal à l’aise dans cet air du pragmatisme comme fin en soi.
 
La France peut se construire un futur rayonnant, si elle accepte de retisser les fils de son destin. Comme l’écrivait Jules Michelet, « la France a fait la France, elle est fille de sa liberté ». Pour cela, il faut renouer avec nos attaches civilisationnelles et culturelles, car aucune Nation ne peut avoir confiance en l’avenir en se coupant de ses racines. C’est en étant fière de sa culture, de son histoire, de ses principes, en un mot de son identité, que la France pourra faire face aux défis de l’intégration, de l’éducation et de la transmission. C’est en étant sûre d’elle-même, de ses fondements, que la France pourra se remettre à penser, à innover, et s’éloigner des carcans du politiquement-correct ou de l’écologie punitive. C’est en sachant d’où elle vient et où elle veut aller que la France pourra mettre fin à la culture de l’excuse qui veut que la violation des règles n’entraîne jamais de sanction. C’est en affirmant sa souveraineté que la France redeviendra ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un pays qui n’est le vassal de personne, dont la voix porte en Europe et dans le monde.
 

 


 
Ma vision de notre pays, mon ambition pour la France, mon message aux Français, c’est un passé, un présent, et un avenir. Ensemble, nous devons connaître, assumer et revendiquer notre passé pour guérir les plaies du présent et construire un avenir qui donne envie à nos enfants de dire : nous sommes la France, nous croyons en la France, nous aimons la France : croyons enfin en nous !